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France: le meurtrier de Louise n’est ni immigré, ni sous OQTF
Le principal suspect du meurtre de Louise, Owen L., est passé aux aveux. Il n’est ni immigré, ni sous OQTF, tandis que plusieurs médias d'extrême droite s’étaient empressés d’en faire une récupération politique.
France: le meurtrier de Louise n’est ni immigré, ni sous OQTF
France: le meurtrier de Louise n’est ni immigré, ni sous OQTF
12 février 2025

L’enquête sur le meurtre de Louise, 11 ans, retrouvée poignardée après sa disparition à la sortie de son collège en Essonne, progresse. Ce mardi, l’ADN du principal suspect, Owen L., 23 ans, avait été retrouvé sur les mains de la fillette, renforçant les soupçons des enquêteurs.

Il est finalement passé aux aveux, a déclaré mercredi le procureur de la République d'Evry dans un communiqué.

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"Je vous informe que le principal suspect a reconnu les faits qui lui étaient reprochés lors de sa garde à vue", a indiqué le procureur Grégoire Dulin.

Selon Paris Match et Actu 17, le jeune homme de 23 ans aurait eu une violente colère après avoir perdu une partie du célèbre jeu vidéo Fortnite Battle Royale, auquel il serait addict. Il serait alors sorti prendre l'air pour se calmer avant de s’en prendre à la collégienne qu’il a croisée par hasard.

Déjà connu des services de police

Selon BFMTV, il était déjà connu des forces de l’ordre pour des délits mineurs, notamment des faits de vol et de violence. Il aurait également été scolarisé dans le même établissement que Louise, ce qui pourrait expliquer leur connaissance mutuelle.

D’après Le Parisien, il était décrit comme une personne “perturbée” et “très violente”. Certains témoins parlent d’un jeune homme marginalisé, décrit comme un “zonard” et “accro aux jeux vidéo”.

Les parents d’Owen L., parfaitement intégrés dans leur commune, tout comme la copine du suspect ont été placés en garde à vue pour "non-dénonciation de crime".

Son père travaille dans le secteur bancaire, tandis que sa mère est active dans le domaine culturel et impliquée dans la vie locale.

Les familles de la victime et du suspect résidaient à seulement 300 mètres l’une de l’autre, à la limite entre Épinay-sur-Orge et Longjumeau, et se connaissaient.

Malgré les charges qui s’accumulent, Owen L. reste “très stoïque” face aux enquêteurs, selon une source citée par Le Parisien. Il aurait toutefois commencé à s’expliquer, sans que cela constitue pour autant des aveux.

Les enquêteurs ont d’ores et déjà exclu la piste d’un crime à caractère sexuel, mais les investigations se poursuivent pour établir avec précision les circonstances du drame.

“Récupération politique”

Le meurtre de la jeune fille a profondément choqué l’opinion publique. Face aux réactions suscitées par l’affaire, le père de Louise a tenu à s’exprimer par l’intermédiaire de Christophe Beaugrand, animateur et proche de la famille :

“J’ai échangé avec le papa de Louise. Il remercie tous ceux qui se sont mobilisés et soutiennent leur famille dans ce drame terrible. Et surtout, il demande ceci : ‘Qu’aucune récupération politique ne soit réalisée sur notre malheur’”

Plusieurs figures d’extreme droite avaient tenté d’insturmentaliser le meurtre de Louise pour faire de la récupération politique.

Jordan Florentin, journaliste du média d'extrême droite Frontières, avait non seulement pointé du doigt le militantisme “d'extrême gauche” et des “propos anti-RN” de la sœur de Louise, mais affirmé également que son meurtrier était “un homme de type nord-africain”.

Jordan Florentin a depuis retiré son tweet.

De la même manière, la chaîne d'extrême droite Cnews, avait invité plusieurs personnalités d'extrême droite, telles que la journaliste Charlotte d’Ornellas, la député Reconquête Sarah Knafo ou encore le député RN Julien Odoul pour alimenter la rhétorique de l’insécurité en France et établir un lien avec l’immigration.

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